Orlando - Après 2 semaines
Il y a une semaine de cela, le dimanche 13, il y avait le Super Bowl, cet événement que j’ai toujours vu décrit comme le grand événement sportif de l’année: tout le monde se retrouvait pour regarder avec fébrilité ce grand moment du sport états uniens. Ils font même des gâteaux pour l’occasion.!
Dans les faits, à chaque fois que j’ai été invité aux USA pour le Super Bowl, je n’ai jamais vu un match et au mieux, je voyais une dizaine de minutes. C’est encore ce qui s’est passé cette fois mais j’avoue avoir passé un très bon après-midi avec un groupe d’amis. Le rendez-vous était à 14h pour un match qui allait commencer vers 18h. On a joué à des jeux de plateau et
mangé pendant le jeu. La nourriture peut être très colorée! , comme peuvent l’aimer les enfants.
On a juste vu les 6 dernières minutes du jeu, le temps de voir les RAMs marquer le point de la victoire alors qu’ils étaient menés par les Bengals à 1mn43 de la fin.
Le lendemain, 14 février, après avoir nagé le matin, j’ai choisi de rester dans les environs. Je suis donc allé au Premium Outlet Stores pour faire quelques achats dans ce lieu encore chargé de souvenir. J’ai savouré ces instants.
N’ayant pas trouvé mon bonheur, je suis parti rapidement et ai donc eu le temps d’aller sur International Drive, une des routes très touristiques d’Orlando.
On y trouve des attractions pour ceux aimant les émotions fortes, un golf miniature vous transportant chez les pirates des Caraïbes, des restaurants avec un cadre favorisant la détente, le bien être pour capter et garder les clients.
Le décor de ce restaurant évoque Key West (the southernmost point of the USA, copie de la balise à Key West), le Sloppy Joe cafe, restaurant d’Hemingway, l’espadon sur la devanture évoquant « le vieil homme et la mer »
Le 15 février, je suis allé dans le centre ville historique d’Orlando, connue pour ses soirées très animées sur Church Street avec des bars où des jeunes femmes en maillot de bain et aux formes généreuses attiraient le chaland sur fond de musique rock et un saloon, mon lieu préféré, où il y avait chaque soir des concerts de country, musique que j’adore mais qui est perçu comme une musique de vieux (pour les jeunes mais surtout pour ceux qui veulent encore se croire jeunes). Il y avait aussi cette ambiance cow-boy qui a bercé mon enfance, notamment grâce à mon père. J’en profite pour rappeler à mon père qu’il n’a toujours pas acheté un indien pawnee à ma soeur (à l’époque, on croyait que c’était le poney).
Le côté western a laissé sa place à des tours où tout inspirer la verticalité, l’ascension.
A quelques rues de Church Street, il y le lac Eola où les habitants d’Orlando se retrouvaient le week-end pour pique-niquer.
Là, on n’était certes pas le week-end mais je ne voyais que quelques coureurs et surtout beaucoup de clochards. Il y avait aussi beaucoup d’oiseaux, beaucoup plus qu’avant, malgré le fait que les gratte-ciels se soient multipliés.
Le 16 février est le grand jour où j’avais décidé d’aller sur Treasure Island, lieu préféré de ma mère. J’avoue qu’aller sur Treasure Island n’aura pas été une partie de plaisir. Entre mes malaises et les embouteillages importants de Kissimmee jusqu’à Tampa, j’ai trouvé le voyage pénible et je ne pouvais même pas regarder le paysage, ce que je pouvais faire sans risque les autres années. Arrivé sur Treasure Island, beaucoup de monde et encore des embouteillages aggravés par des travaux. Il était presque impossible de se garer sans aller dans un parking payant: fort heureusement, je connaissais un lieu tout proche de la plage où c’était encore possible de se garer gratuitement.
Lieux chargés de souvenirs: Sunset Vistas où nous étions et notre point d’entrée sur la plage
J’ai passé la journée sur la plage, marchant toute la matinée, me reposant du milieu d’après- midi jusqu’au coucher du soleil. Il faisait tellement chaud qu’une fois allongé sur la plage, je n’avais plus du tout envie de me lever. Sentiment très agréable de pouvoir se prélasser sous le soleil en ce mois de Février.
Et évidemment, je n’étais pas le seul à aimer cela. Il n’y avait pas une zone de plage sans qu’il y ait quelqu’un mais cela restait quand même tolérable car la plage s’étend profondément sur les terres. Le souci est qu’il n’y avait que peu d’oiseaux et il aura fallu que le soir approche pour que je commence à voir des petites Jeannes, des Camilles dodo et des Mathildes, surnoms donnés par mon père à différents oiseaux. J’ai même vu 3 pélicans dont j’admire le côté gracieux de leur vol: quels magnifiques oiseaux!. Là, on voit les petites Jeannes qui accompagnent les vagues dans un même mouvement: elles sont aussi vives que les vagues
Le 17 février, très fatigué par mon voyage de la veille, j’ai passé ma journée à paresser autour de la piscine et je n’ai même pas nagé: il est vrai que je ne voulais pas embêter ces enfants qui jouaient dans l’eau avec leur Papa, ce qui me rappelait ces merveilleux moments passés avec mon filleul et mes nièces quand ils jouaient de la même manière dans la piscine.
J’ai profité de cette pause pour commencer à revoir mes plans d’aller sur les Everglades ou au Kennedy Space Center. Les Everglades sont à 4h15 de voiture de Kissimmee et pour le Kennedy Space Center, le tour en bus est arrêté du fait du COVID. Il reste bien la visite guidée des lieux historiques du projet Mercury mais 4h30 de visite avec ma santé, cela me paraît risqué.
Hier, 18 février, j’ai continué à me reposer mais j’ai quand même fait mon petit kilomètre de nage et un peu de lecture historique au bord de la piscine sur les grandes victoires et défaites qui ont forgé l’identité de la France. Et l’après-midi, j’étais invité à l’anniversaire du père d’un ami, invitation qui m’a beaucoup touché car j’étais le seul invité à ne pas faire partie de la famille. C’est un sentiment très agréable de sentir cette gentillesse naturelle des gens et j’avoue avoir beaucoup de chance de connaître de telles personnes.
Je ne peux terminer mon petit journal sans vous parler d’une anecdote qui m’amuse chaque jour:que je vais à la piscine. Alors que je nage, je vois des vautours qui planent autour de moi et là, je me demande s’ils n’attendent pas de me voir faiblir. Alors il faut prendre des forces, s’emplir d’énergie, que ce soit physiquement ou moralement. Et le petit gourmand que je suis se laisse tenter par ces 3 matières grasses: c’est ce petit plaisir que je m’octroie à chaque fois que j’arrive aux USA. Pas très raisonnable, j’en conviens mais il y a des petits plaisirs qui font le plus grand bien moralement.
Ce matin du 19 février, je commence ma journée par une séance de piscine. Le ciel est gris, pas de vautour dans le ciel mais la température est idéale pour une baignade. Alors que je commence ma première longueur, que vois-je au bout de ma longueur ? un couple de canards, Madame devant et Monsieur qui suit derrière. Elle commence par tester l’eau de la piscine avec son bec puis se laisse tomber sur le bord intermédiaire de la piscine pour finir dans la piscine. Alors que je m’approche, Madame décide de sortir, suivie par Monsieur,. en toute sérénité. Il est amusant de voir leur démarche qui ressemble un peu à celle d’un enfant portant encore des couches-culottes. Et alors que je m’éloigne, les voilà qui reviennent plonger dans la piscine. Je suis tout content à l’idée de pouvoir nager avec eux mais Madame en a décidé autrement. J’essaye de leur expliquer en parlant le french coin coin que je suis amical , que j’ai même une Maman poule qui appelle son mari « mon petit canard » mais rien n’y fait et les voilà qui s’éloignent pour ne plus revenir. Heureusement que je n’ai pas encore besoin d’une cane pour vivre heureux.
Et c’est donc avec la piscine pour moi tout seul que je termine mes longueurs dans cette eau à la température idéale.
Je ne pense pas que j’aurai le temps d’écrire mon compte-rendu des activités de la 3ième et dernière semaine en Floride. Je ne sais pas encore ce que je vais faire en dehors de visites à mes amis. Je ne pense pas que je ferai de parc,. même si j’ai des entrées gratuites pour visiter tous les parcs Disney: j’espère que j’arriverai au moins à faire un petit tour dans les Everglades car je sais que je ne reviendrai pas de sitôt en Floride.
J’y suis revenu plus comme un retour sur un lieu qu’adorait ma mère mais j’ai envie de découvrir d’autres coins du monde mais aussi de la France car la France reste un magnifique pays pour peu qu’on s’éloigne des villes.
Je prévois de revenir aux USA toutefois mais pour découvrir le sud ouest que je ne connais pas du tout et pour faire une partie du CDT (Continental Divide Trail) qu’un certain Laurent connu des Lablache a fait et qui m’a enchanté par la beauté des paysages.
Je ne sais pas si ce voyage m’aura permis de retrouver des forces mais en tout cas, je suis content de l’avoir fait.
Je pense bien à vous, grelottant sous vos couettes, obligés de mettre le chauffage pour avoir un peu de chaleur dans votre foyer alors que je nage dehors sous le soleil de Floride.
La vie est vraiment injuste!
Quelques photos du lieu où j'ai passé 2 années entrecoupées de retour en France et même d'un voyage à La Martinique:
Quelques photos d'un lieu proche de ma maison nommé Old Town, une sorte de mini village parc d'attractions: https://goo.gl/maps/iViUE1PbL4PG5JUq8
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